Note :
5
La Nouvelle Herbe d'Albert Ayler en 1968, quand Albert met du Funk dans son Free
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 16/12/2021
Albert Ayler (Saxophone Tenor), Call Cobbs (piano), Bill Folwell (contrebasse électrique), Pretty Purdie (batterie), Burt Collins (trompette), Joe Newman (trompette), Seldon Powell (Tenor, flûte), Buddy Lucas (sax baryton), Garnett Brown (trombone), The Soul Singers (choeurs) nous invitent à la danse dans ''New Grass''
Albert Ayler revient à ses premières amours musicales le rhythm'n'blues et si les stridences, les cris déchirés, les profondes zébrures incandescentes, les violentes griffures de son saxophone sont toujours là et bien là et irriguent cet enregistrement parcouru aussi de choeurs gospel et du chant d'Albert sur quelques pistes, le rythme endiablé, envoutant et entêtant des percussions et de la basse électrique est lui gorgé de soul. Un album de Albert Ayler dansant, mettant du Funk dans son Free au point de faire de l'ombre à James Brown, qui l'eût cru ?
Et pourtant, c'est encore une fois avec une prodigieuse liberté, qu'après avoir irradié les fanfares, les musiques traditionnelles, voire les hymnes nationaux, Albert Ayler, avec l'aide de Mary Parks pour les paroles, explose tous les codes et nous propose une nouvelle exploration jouissive, fraîche et iconoclaste aux exubérances convulsives, joyeuses et festives, agité d'un groove euphorique sur les frénétiques ''New generation'' et ''Everybody's Movin''', un pulsant ''Sun Watcher'', un déchirant ''New Ghosts'' ou un brûlant ''Heart love'', avant de finir en dansant sur le bien nommé ''Free At Last''